Comment se relier à l’autre ?

Mon amie Carole m’a fait découvrir la technique des petits bonhommes allumettes de Jacques Martel, disponible sur ce lien ; l’effet a été bénéfique dans mes relations aux autres ; c’est de manière inconsciente que j’ai pu me défaire des liens d’attachement – à ne faut pas confondre avec liens d’amour qui se sont au contraire renforcés.
J’ai pu revisiter une vingtaine de relation de mon entourage, et cela a été bénéfique.

Mes petits bonhommes allumettes patiemment cisaillés

Petit bémol, quelques jours plus tard, une impression de peur et de tristesse se sont invitées dans mon être, un sentiment d’isolement, comme si je me retrouvais propulsé dans l’espace intersidéral, seul dans l’immensité de l’univers, isolé des miens. Comment est-ce possible ? d’où vient cette impression hautement inconfortable ?

Il fallait alors s’interroger ; à trop vouloir couper ces liens d’attachement, aurais-je déchiré du tissu relationnel ? Mais quel est donc la nature de ce qui me relie à l’autre ? quels en sont les fils et la matière ? comment distinguer le lien nuisible du lien lumineux ? du lien de dépendance – ou d’interdépendance, de l’amour véritable ?

Sans mentionner que le fait de « couper » un lien me semble être une démarche violente en soi, un synonyme d’échec matérialisé par le rejet…

Pour ceux qui sont familier de l’approche systémique de l’Internal Family Systems (vidéo de présentation sur ce lien), qui distingue la notion de SELF (ou de Soi), qui s’exprime en présence de parties de soi (ou enfants intérieurs), il est intéressant de noter que :

  1. une des qualités du SELF est la CONNEXION. Tel un soleil, mon être se connecte à l’autre de manière rayonnante ; en cela tout va bien, ce type de lien à l’autre me convient.
  2. les parties, elles, ont souvent un intérêt ou un besoin dépendant de l’autre. Par exemple, mon adolescent intérieur va avoir besoin de l’approbation de ses parents pour confirmer son autonomie, sans lequel il pourrait ressentir un sentiment d’abandon ; on parle alors de lien d’attachement ou de dépendance.

Pour le premier point, concernant la connexion du SELF, j’ai la certitude que le lien d’amour est implicite, omniprésent. Seulement il peut être voilé ou enveloppé par des liens d’attachement inconfortables provenant de parties de soi, qui nous empêcheraient de gouter pleinement au rayonnement de la relation.

Une solution serait alors d’explorer les liens établis par les parties intérieures composant la relation et de les soigner un à un. De les détacher délicatement l’un après l’autre. A minima d’apporter de la clarté et de la conscience sur leur nature, au mieux d’élaborer une stratégie d’acceptation qui mettrait de l’apaisement dans la forme d’attachement.

Pour résumer et proposer une démarche pratique d’assainissement relationnel, nous pourrions explorer tout ce qui vit dans notre relation à l’autre, en utilisant par exemple la technique de la FORET du Self Recharging, qui consiste à identifier toutes les parties de soi qui réagissent dans l’instant. Puis de détacher un à un les liens d’attachement qui n’ont plus lieu d’exister, tel le cordon ombilical reliant la mère à l’enfant, nécessaire à la création de la vie, mais qui pourtant un jour, n’a plus son utilité.

Pour ainsi dévoiler l’essentiel de l’interconnexion lumineuse et indépendante qui nous relie tout un chacun.

Rideaux de guirlandes lumineuses de mon espace relationnel

Publié par mpitot

Ma perception de la réalité (n’engage que moi). Au plaisir d’échanger

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